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  • Pierre Guillet a publié une note il y a 7 heures et 39 minutes

    Le déclin massif du courrier par les courriels et les paiements dématérialisés fait fondre le volume de plis affranchis. Le phénomène provoque un effet paradoxal : l’oblitération devient un document philatélique rare ! Le timbre oblitéré, en particulier depuis le mitant des années 2010, sera peut-être dans 2 à 3 décennies le dernier témoin du courrier quotidien de masse, envié par les collectionneurs qui maintiendront ce loisir, ou les curieux à à la recherche de documents devenus « historiques ».
    Un timbre oblitéré est toujours un document d’histoire postale, pour peu qu’il comporte la date et non les vagues de points qui le barrent (penser à décaler le timbre à gauche !). Outre la date, il peut aussi tracer la machine qui l’a affranchi : mécanique, tampon, ou Premier jour avec son cachet de haute qualité.
    Les oblitérés d’époque servent à documenter l’usage réel du timbre dans sa période de validité. Evénements majeurs, commémorations, l’oblitération authentifie l’émission du timbre dans son temps.
    On peut toujours considérer que les timbres contemporains demeurent le meilleur point d’entrée dans la passion de la philatélie vivante lorsqu’on commence une collection, quitte à opérer une sélection dans les nouveautés selon son thème favori.
    La philatélie a trouvé davantage d’engouement au XXIème siècle en se tournant vers l’histoire postale (tarifs, acheminements, marques), plutôt qu’en la collection de simples timbres neufs, l’oblitération constituant le lien consubstantiel entre le timbre et son usage.
    L’envoi de courriers en 2026 représente peut-être la fin de l’acheminement d’un mode de communication, mais pour les philatélistes le timbre et ce qu’il représente porte une valeur inestimable : celle de sa passion.

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